En 2008, j'ai acheté une belle paire de bottes chez Sears. 100$, vraiment belles, mais qui n'avaient visiblement pas été étudiées pour soutenir un pied humain. Vers la fin de l'hiver, j'ai commencé à avoir vraiment mal au gros orteil du pied droit, chaque pas était une souffrance. J'ai vu un médecin qui m'a prescrit des anti-inflammatoires, un acupuncteur qui m'a planté des aiguilles, et j'ai arrêté de porter les bottes, que je soupçonnais être la cause de ce malheur. La douleur est partie. Vive la jeunesse.
L'année d'après, quand la neige est revenue, j'ai recommencé à porter les bottes. Le jour même, la douleur est revenue. Mais vu que je suis conne, je me suis dit: "Ah mais là, je vais quand même pas déjà m'acheter des nouvelles bottes, celles-ci sont presque neuves, je vais au moins les porter une autre année, je vais m'acheter des petites orthèses en gel chez Jean Coutu, ça va bien aller!!!!1"
Les bottes prenaient l'eau, elles étaient déjà scrap, j'avais mal au pied et j'ai jamais acheté lesdites orthèses cheap finalement.
Un beau jour, ma mère a entrevu mes bottes toutes scrap et je vous épargne sa réaction, mais toujours est-il que, malgré mes protestations, nous nous sommes retrouvées chez Sports Experts à la recherche d'une paire de bottes digne de ce nom. Je me suis ramassée avec des grosses bottes pas très esthétiques, de style Sorel, mais une autre marque, aucune chance que je me scrappe les pieds avec ça. Mais le mal était fait. Après une couple de mois, peu importe ce que j'enfilais, j'avais mal au gros orteil du pied droit. Horriblement mal.
Alors je suis retournée voir le médecin, qui m'a redonné une prescription d'anti-inflammatoires, et une référence pour aller voir un podiatre.
Cette fois-ci, les anti-inflammatoires n'ont pas réglé mon problème.
Ce que j'avais, c'était une sésamoïdite/métatarsalgie. Un problème courant et difficile (impossible) à régler.
Les orthèses ont contribué à limiter les dégâts, mais pas à régler le problème. Pis là, mes orthèses, je les ai perdues. Alors le problème a continué à se répandre dans le reste de mon pied. Le petit orteil d'à côté. La plante du pied. Ça brûle. Des élancements de brûlures.
PIS C'EST ÇA. Y'a pas de punch.
dimanche 12 mai 2013
mercredi 10 avril 2013
Au magasin des chiens et des che
CECI EST UNE HISTOIRE VRAIE!!!!!!!!!!!
Le magasin des chiens et des che
était un grand magasin à rayons. En y entrant pour la première fois, je sus
immédiatement que le choix serait difficile. Sur les étalages se tenaient des
dizaines et des dizaines de chiens et de che de toutes les grosseurs et de
toutes les couleurs. Petits, moyens, gros, blanc, noirs, gris, bleus, verts. Je
me dirigeai vers la section des che. Après avoir erré un certain moment en
observant tous les modèles disponibles, un vendeur se dirigea vers moi.
–Avez-vous besoin d’aide, mademoiselle?
–Oui, je cherche un petit che.
Le jeune homme me répondit :
-Ah, parfait, ici, nous sommes dans la rangée des moyens che. Suivez-moi,
les petits sont par là.
Nous nous dirigeâmes donc vers la
rangée des petits che. Ceux-ci avaient l’avantage d’être flambant neufs. Les
moyens et les gros comportaient certains modèles usagés, et je ne voulais pas
prendre le risque de me retrouver avec un bris qui ne serait pas couvert par la
garantie.
Les plus dispendieux étaient en or
et me fixaient tendrement. Malheureusement, je n’avais pas les moyens de
m’offrir un tel luxe. Le vendeur me demanda le prix que j’étais prête à payer
pour mon nouveau petit che, et je lui expliquai que je voulais un modèle
robuste, de bonne qualité, mais que ceux d’or et d’argent étaient trop chers
pour mon budget. Il me suggéra alors trois modèles intéressants. Le Très très
sale était blanc et gris. Le Petite chatte blanche était tout blanc. Le Petit
tapuscrit était tigré avec un air coquin.
–Pourquoi celui-ci est en spécial? Demandai-je en désignant le Très très
sale, affublé d’une étiquette rouge.
–C’est le dernier exemplaire, m’expliqua le commis en ajoutant qu’il
avait été revu et amélioré, et que la manufacture leur enverrait une pleine
cargaison du nouveau Très très sale+ d’ici la fin de la semaine. Comme le
Petite chatte blanche me semblait un peu fragile, et que le modèle Petit
tapuscrit m’avait l’air un brin tannant, j’optai pour le Très très sale. Après
tout, celui-ci était en spécial. Je le pris et le déposai dans mon panier.
–Avez-vous besoin d’autre chose?
–Non merci, ce sera tout.
Lorsque je déposai le petit che sur
la caisse, celui-ci se mit à marcher. Avant qu’il ne se rende trop loin, je le
pris et le redéposai au centre du comptoir. La caissière scanna le côté du che
–BIP- et m’indiqua le montant total. Je payai, puis elle agrafa la facture à
son oreille. Le petit che protesta légèrement : -Miou!
–Voulez-vous un sac? Me demanda la caissière.
–Oui s’il vous plaît, ce sera plus facile pour le transport.
Elle déposa le petit che dans un
sac, qu’elle me remit en me spécifiant que les papiers relatifs à la garantie
se trouvaient à l’intérieur. Je la remerciai et quittai le magasin, contente de
mon achat.
En arrivant à la maison, je
dégrafai la facture de son oreille, et celle-ci se déchira légèrement. –Miou,
protesta le petit che. C’est alors que l’idée de son prénom me vint tout
naturellement et je décidai de le baptiser : « Mais qu’est-ce qui est
arrivé à l’oreille de ce che? » Malheureusement, la garantie ne couvrait
pas ce type de dommages : elle ne couvrait que les défauts de fabrication,
et en endommageant moi-même les petites oreilles en papier de mon nouveau che,
je venais d’annuler la garantie.
mercredi 12 septembre 2012
Se péter le nez sur une porte fermée
Ça entre probablement dans le top du palmarès des trucs qui m'horripilent le plus au monde. Je venais de stationner mon Bixi au coin des rues Clark et Laurier, et je me dirigeais d'un pas décidé vers l'épicerie Biotiful qui se situe juste de l'autre côté de la rue.
En approchant, quelle ne fut pas ma surprise de constater la présence de DEUX panneaux À LOUER dans la vitrine du magasin, qui était encore ouvert la semaine dernière.
J'ai été saisie d'une envie irrépressible de déchiqueter les deux ASTID'PANNEAUX qui se foutaient éperdument de ma gueule, mais je me suis ressaisie.
C'est tout :)
En approchant, quelle ne fut pas ma surprise de constater la présence de DEUX panneaux À LOUER dans la vitrine du magasin, qui était encore ouvert la semaine dernière.
J'ai été saisie d'une envie irrépressible de déchiqueter les deux ASTID'PANNEAUX qui se foutaient éperdument de ma gueule, mais je me suis ressaisie.
C'est tout :)
dimanche 17 juin 2012
Se faire servir comme d'la marde.
Samedi soir. Un pub quelconque, que je préfère ne pas nommer. Événement X, à saveur pseudo-intellectuelle. Je suis avec un couple d’amis, et le show n’est pas encore commencé. J’ai envie d’une bière. Je me dirige vers le bar, et j’attends. J’attends assez longtemps, mais c’est correct : le barman a l’air assez occupé, et je suis capable d’être indulgente. Je parviens même à pardonner, non sans une certaine irritation, mon ami le barman lorsqu’un gars me dépasse et se fait servir illico. Soit. Peut-être ne m’a-t-il tout simplement pas remarquée. Mais entretemps, un deuxième individu se présente au bar. J’attends patiemment que le premier termine sa transaction, après quoi je serai servie. Du moins, c’est ce que je crois.
Mais, alors que le barman revient vers
moi et pose son regard sur le deuxième gars qui vient de me dépasser, je
commence sérieusement à croire que ce jeune homme est animé d’une animosité
toute particulière à mon endroit. Malgré tout, je patiente encore, tout en
toisant avec insistance celui qui s’obstine à m’ignorer cordialement. On m’a
souvent dit que j’avais un regard assez expressif. Le genre de regard qui
traduit malgré moi la moindre émotion dès l’instant où elle se manifeste. Le
genre de regard qui est assez difficile à éviter, surtout lorsqu’il est chargé
d’une exaspération exponentielle, et braqué sur toi. À moins de faire exprès.
C’est la conclusion à laquelle j’en
arrive lorsqu’un troisième gars se pointe au bar. Un habitué celui-là. Le
parfait stéréotype de l’artiste raté, celui qui tente lamentablement de se
convaincre de son grandiose talent en portant un béret, un foulard de soie
verte et de grands cheveux frisés. Malheureusement pour toi, mon grand, tous
les foulards de ce monde ne seront jamais garants de ton succès dans le domaine
artistique. Pis honnêtement, tu ressembles à Passe-Montagne. Mais je m’égare.
Ai-je vraiment besoin de spécifier que mon gentil serveur s’apprête à m’ignorer
une troisième fois? C’en est trop. Alors que le wannabe ouvre la bouche et déclare : -J’vas prendre… Je lève mon bras et je
dis : -Euh, scusez???
Le barman daigne enfin me regarder.
Pas avec l’air franchement désolé de celui qui vient de faire poireauter une
cliente pendant 15 minutes. Nenon. Plutôt avec un air de : « Quéssé
tu veux, mon hostie de fatigante? »
Pendant ce temps, mon hippie
défraîchi rate une occasion en or de fermer sa gueule, me confirmant du même
coup l’étendue de sa profonde nullité : -Euh, ouais, j’pense qu’elle était
là avant moi, huhuhu.
Okay, le grand. Jusque-là, ça aurait
pu passer pour un simple moment d’étourderie. Genre, tu m’as pas vue, comme le
barman. Mais maintenant, avec ton petit commentaire innocent, tu viens de me
confirmer ton intention flagrante et délibérée de me dépasser sans scrupules.
J’ai fini par l’avoir, mon hostie
de bière. Sans un mot, sans un sourire, pas même un merci de la part du barman.
Seulement un air bête et l’impression de le déranger. Après quoi il est
retourné rire et niaiser avec le frisé de tout à l’heure.
Le show était nul. Je ne
retournerai plus à cet endroit.
Je ne m'engage pas...
À écrire ici à une fréquence déterminée. Simplement quand je suis inspirée et que j'ai quelque chose à dire. Ne me prenez pas trop au sérieux, l'écriture n'est qu'un exutoire. =)
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